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Deezer et la justice : Universal Music préfère lutter en vain contre les nouveaux modèles économiques de service en streaming


Deezer, le site leader dans l’écoute de musique en streaming, était hier en procès contre son ancien partenaire, Universal Music, pour limiter, voir interdire ce principe. Selon l’accusé, les internautes préfèreraient le streaming au téléchargement, ce qui nuirait au modèle économique de l’industrie musicale. La justice n’est pas du même avis, dans une ordonnance rendue lundi, le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris, Marie-Christine Courboulay, a débouté Universal Music France « de l’intégralité de ses demandes ».

Aujourd’hui, ce sont près de 20 millions de français qui utilisent légalement le service d’écoute en ligne. Si ce site était à l’origine fortement encouragé par les maisons de disques, il est aujourd’hui attaqué. Ces derniers font un grand pas en arrière en souhaitant la fin de la gratuité.

Pour Pascal Nègre, PDG d’Universal Music et fervent défenseur de la loi Hadopi, « le modèle du gratuit pose problème ». Il veut continuer les restrictions d’écoutes. Deezer a pourtant déjà restreint son offre gratuite en passant d’une écoute illimitée à seulement 5 heures d’écoute par mois. Mais pour Universal, ce n’est pas suffisant. La maison de disques souhaite limiter l’offre gratuite à 5 écoutes par morceau. Indirectement, le but est d’inciter l’internaute à s’abonner aux offres payantes et non plus à vivre de la publicité.

Pourtant, il faut reconnaitre que si le modèle Deezer génère des recettes moins que lors du modèle économique des décennies précédentes, l’entreprise a tout de même « reversé 12 millions d’euros de droits aux maisons de disques en 2010 et prévoit d’augmenter ce ratio à 30 millions d’euros cette année », selon les propos Axel Dauchez, patron de Deezer.

Le tribunal a estimé hier que Deezer avait déjà fait des efforts conséquents et qu’Universal Music avait « commis un abus de position dominante. » C’est l’arroseur arrosé.

Universal Music France a déclaré vouloir poursuivre son action : « en raison de l’importance fondamentale de cette question pour les ayants droit de la musique ». Affaire à suivre. Quoi qu’il en soit, avec de telles prises de décisions, on comprend mieux pourquoi le milieu de la musique a du mal à sortir la tête de l’eau.

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