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Megaupload fermé par les autorités américaines. Les hackers ripostent !


C’est un bouleversement dans le monde du web : La justice américaine a ordonné jeudi la fermeture du site Megaupload.com, plateforme emblématique et controversée du téléchargement direct en peer to peer sur internet. La société est accusée de violation des droits d’auteur. Depuis l’annonce de cette nouvelle, les hackers se regroupent pour mieux répliquer.

Après un large succès et une croissance exponentielle, Megaupload, Mégavideo et une vingtaine de sites affiliés ont fermé leur porte sur ordre de la justice. En comptant seulement la France, le site Megaupload recevait 7 millions de connexions par mois, selon les chiffres de Mediamétrie. Sa filiale dédiée au streaming, Megavideo, enregistrait plus de 3 millions de connexions par mois, se classant à la neuvième position des sites de vidéo les plus fréquentés par les internautes français, toujours selon Médiamétrie.

Quatre responsables du site basé à Hong Kong, dont son fondateur, Kim Dotcom, 37 ans, ont été interpellés à Auckland en Nouvelle-Zélande sur la base de mandats d’arrêt délivrés par les Etats-Unis. Les autorités ont également saisi 50 millions de dollars d’avoirs. Le FBI et le ministère de la Justice américain ont estimé, dans un communiqué commun, qu’il s’agissait de l’une des plus « grandes affaires de violation de droits d’auteur jamais traitées aux Etats-Unis ». Les principaux responsables du site sont accusés d’avoir tiré de leurs forfaits quelque 175 millions de dollars de profit et entraîné « plus d’un demi-milliard de dollars de perte pour les ayant-droits », en offrant sur leur site des produits piratés, poursuivent les autorités américaines.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Nicolas Sarkozy s’est félicité de cette opération à travers un communiqué : « La lutte contre les sites de téléchargement direct ou de streaming illégaux, qui fondent leur modèle commercial sur le piratage des œuvres, constitue une impérieuse nécessité pour la préservation de la diversité culturelle et le renouvellement de la création ».

Aussitôt, les pirates d’Anonymous ont répliqué en annonçant sur Twitter avoir mis hors service le site du FBI, d’Universal Music, du ministère de la Justice américain et de l’association professionnelle du disque RIAA. Ces quatre sites étaient effectivement inaccessibles jeudi soir, mais ils sont de nouveau en ligne depuis ce matin.

Avec cette action à l’encontre de Megaupload, on remarque la difficulté pour les autorités et l’industrie de culturelle de se renouveler et collaborer avec le numérique. Au lieu d’envisager une nouvelle stratégie commerciale et marketing, ces acteurs préfèrent encore et toujours lutter contre la technologie. Ceci est d’autant plus flagrant que de nombreuses célébrités, musiciens et producteurs, souvent victimes du piratage, soutenaient Megaupload. Avant que le site ferme, Kim Kardashian, Alicia Keys, Kanye West et beaucoup d’autres en avaient d’ailleurs fait l’éloge. Swizz Beatz, un rappeur marié à Alicia Keys et l’un des dirigeants de la compagnie basée à Hong-Kong, avait même qualifié d’ « exagérations grotesques » les accusations de violations de copyright qui touchaient le site. Il avait, dans une déclaration, invité les autorités au dialogue, affirmant que le site de partage avait « plein d’idées ». Le problème est que les idées, les maisons de disques n’en veulent pas. Dommage car des sites comme Megaupload, il y en aura encore pleins d’autres, sans parler de technologies nouvelles qui feront leur apparition dans les mois à venir.

Pour l’heure, cette fermeture risque de n’être qu’un coup d’épée dans l’eau : les alternatives à Megaupload sont nombreuses et connues : des sites d’hébergement comme Mirorii, Rapidshare, Filesonic ou encore Fileserve proposent exactement les mêmes services de téléchargement de fichiers.

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