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La voiture électrique fait son nid grâce à Renault Kangoo Z.E


La voiture électrique par Renault, c’est pour cette semaine. Dès vendredi, le constructeur automobile français proposera dans les concessions 400 utilitaires Kangoo Z.E. C’est une étape majeure pour la marque qui a beaucoup misé sur cette technologie. Renault et Nissan ont investi 4 milliards d’euros, 2.000 personnes ont travaillé sur ce projet et ils ambitionnent d’écouler 1,5 million d’unités d’ici 2015. Un pari risqué ?

La Kangoo reste un des succès majeurs de la marque. Il était donc logique de mettre en vente ce produit sous sa forme électrique. Vendredi marquera « le début de la révolution électrique » selon Thierry Koskas, directeur du programme électrique de la marque au losange avec la mise en vente de la Kangoo Z.E.

Le point hypothétique concerne l’autonomie des batteries. A cela, Renault répond que l’autonomie est largement suffisante par rapport à l’utilisation des consommateurs : une charge permettra de faire 185 km. Il faut compter de six à huit heures sur une boîte murale dédiée installée au domicile et dix à douze heures sur une prise domestique standard de 220 V.

Dans les mois à venir, la berline Fluence, le quadricycle Twizy, et la citadine Zoé viendront compléter la gamme électrique. Kangoo et Fluence devraient attirer les entreprises alors que Zoé et Twizy sont davantage pensées pour le grand public.

Renault veille à soigner son image : les quatre modèles seront produits en France et en Espagne dans les usines du groupe.

Son concurrent français, PSA Peugeot Citroën, reste tout le même le pionnier en France avec le lancement en début d’année de la Citroën C Zéro et de la Peugeot Ion. L’enjeu est très important pour la firme qui a déjà livré 3.000 automobiles jusque-là et qui détient un carnet de commandes de 5.000 véhicules en Europe, les entreprises représentant 90 % de la clientèle.

Kangoo Z.E

Si tout semble au vert, il n’en reste pas moins que le modèle économique ne me convainc pas. En effet, pour moi, le problème concerne les batteries. Les écologistes argumenteront que ce n’est pas nécessairement la solution idéale car les batteries sont accusées d’être dangereuses, de présenter des risques d’incendie et que leur impact sur l’environnement n’est pas sans conséquence. Les économistes avanceront que les infrastructures de recharge sont trop insuffisantes dans l’Hexagone, même si le plan Borloo prévoit 75.000 bornes de recharge publiques à l’horizon 2015. Moi, j’ajouterai que le principal frein concerne le prix des véhicules et le coût des recharges : Renault vendra son Kangoo électrique à un prix équivalent à celui de sa version thermique, mais sans la batterie (bonus écologique déduit). Quant à Peugeot et Citroën, ils ont opté pour un système de location, tout en affichant un tarif officiel de vente autour de 30.000 euros pour la Leaf. Il est évident que l’achat du véhicule à ce prix va en freiner plus d’un. Mais le pire concerne le système de location. Le coût de location d’une batterie sera en moyenne de 45 euros par mois. Sur certains véhicules, ce représente un plein d’essence (ou de diesel), ce qui permet de faire déjà un bon nombre de kilomètres. Logiquement, si on n’utilise pas sa voiture, on ne consomme pas d’essence et donc on ne paie rien. Alors à quoi bon racheter une voiture pour laquelle nous serions obligés de louer une batterie pour pouvoir l’utiliser. Je précise que dans le cas de la Kangoo Z.E, le coût de location de la batterie sera de 72 euros par mois avec un contrat d’engagement de 36 mois. C’est donc pour le moment un marché intéressant pour les entreprises, mais pour le grand public, je ne suis pas totalement convaincu par ce modèle économique.

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