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La publicité par l’affichage soumise à la censure. Est-ce vraiment utile ?


La France serait en passe d’être de plus en plus prude. Depuis ce début d’année, trois campagnes d’affichage ont été censurées. C’est soit trop politique, trop sexuel ou trop violent. Stéphane Guillon en a fait les frais, au même titre que Jean Dujardin et Kate Beckinsale.

Des affiches interdites de diffusion

Depuis le début de l’année, la censure fait rage. Cette semaine, l’afficheur JC Decaux a annoncé le retrait des affiches du film « Les Infidèles » avec Jean Dujardin et Gilles Lellouche, à la demande de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP). Le motif : ces affiches « sont clairement de nature à heurter, à choquer une partie du public, puisqu’elles propagent une image de la femme portant atteinte à sa dignité et à la décence », selon Stéphane Martin, directeur général de l’ARPP.

Avant cela, le premier à en subir les conséquences est Stéphane Guillon. La régie publicitaire de la RATP a refusé d’apposer dans le métro les affiches de son prochain spectacle en raison de leur « caractère politique ». Pourtant, aucun message explicite ne faisait allusion à la politique. Certes, le slogan « En mai 2012, Stéphane Guillon s’en va aussi » suggérait fortement le départ potentiel de Nicolas Sarkozy de la présidence de la République, mais rien ne l’indiquait clairement. La RATP a estimé que « cela n’entrait pas dans le cadre de [leur] convention […] surtout en période électorale ».

Dernier fait en date, le film américain « Underworld: nouvelle ère » a également été soumis à la censure, mais cette fois-ci par la Régie des transports marseillais (RTM). La raison : il y a un contexte local aux braquages à l’arme lourde. La RTM ne veut pas mettre en avant des affiches montrant ce type d’arme car cela pourrait générer de la violence à Marseille.

"Underworld : Nouvelle ère", une affiche qui fait débat à Marseille

Absurde ou légitime, cela s’avère totalement contreproductif !

En voulant soit disant faire le bien, ces régies vont finalement à l’encontre de leur souhait. En effet, en pratiquant la censure, cela ne fait que générer davantage de marketing viral car désormais, tout le monde parle de ces affiches. Finalement, elles seraient peut-être passées totalement inaperçues sans ces initiatives. Grâce à cette censure, ces films et spectacles bénéficient d’une couverture médiatique exceptionnelle. En parallèle, cela ridiculise l’initiative de ces régies qui sont capable de censurer à outrance des affiches de spectacles, d’expositions ou de films car il y aurait des sous-entendus politiques, la présence d’une cigarette, d’une arme ou même d’une bouteille d’alcool.

La question est donc finalement de se demander où va la censure et si elle est vraiment indispensable face à cette inefficacité.

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